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FRAISSINET (Jean). Correspondance avec M. L. Laffitte, octobre 1944.

250,00€Prix
Cogolin (Var) et Marseille, 1944, formats divers, réunis dans un projet imprimé de la Constitution de 1958 de 8 pp. formant chemise (Boite) ¦Ensemble de 4 documents à propos de la situation, à la Libération, de Jean Fraissinet (1894-1981), as de l'aviation en 1914-18, patron de presse (directeur de Marseille-Matin, anticommuniste), membre du Conseil national du gouvernement de Vichy, dont il a démissionné en avril 1944. En août 1944, il est assigné à résidence hors de Marseille par Raymond Aubrac, commissaire de la République, mais cette décision est surtout prise pour le protéger, du fait des haines accumulées avant et pendant la guerre et de son image de patron maréchaliste et pétainiste. Ces documents donnent toutes les précisions nécessaires sur son état d'esprit "à chaud" :- Copie carbone d'une lettre dactylographiée de 6 feuillets A4, 28 août 1944, adressée à Monsieur [Raymond] Aubrac, commissaire régional de la République, Hôtel de la Préfecture, Marseille.- Lettre autographe de Jean Fraissinet du 4 octobre (1944), Saint-Maur, par Cogolin (Var), avec enveloppe non timbrée, adressée à Monsieur L. Laffitte, directeur des contributions directes et du cadastre, 59 Cours Pierre Puget, Marseille (ce pli contenait la copie carbone précédente) : "Persécuté par la Gestapo, puis le P.P.F. (je puis invoquer des faits précis à l'appui de cette affirmation) maintenant par les communistes, je chemine sans doute sur la ligne étroite du juste milieu".- Brouillon de la réponse de M. Laffitte, daté du 26 octobre 1944, 4 pp. manuscrites sur papier de récupération extrait d'un registre fiscal.- Réponse autographe de Jean Fraissinet datée Cogolin 31 octobre, avec enveloppe non timbrée (mention "A porter") : "Je ne veux pas laisser sans réponse votre aimable lettre du 26 octobre, d'abord pour vous en remercier ensuite pour vous dire que je n'ai jamais cessé d'être ardemment libéral et républicain." L'auteur expose ses convictions politiques quant à la situation présente : "Le régime vichyssois a réalisé le prodige de faire plus "moche" encore que la IIIe République agonisante. Il ne faut cependant pas oublier les fautes antérieures à son avènement. Il serait trop simple - et trop triste - de vouloir enfermer notre étincelante Histoire en cette sombre période de 1940-44 pour confier à quiconque un monopole de patriotisme."Pour reprendre un mot de Brumaire, je voudrais "nationaliser la république"."Pour l'instant, je cherche à oublier dans la vie des champs la criante injustice dont je suis victime et, je dois à la vérité d'ajouter, que l'attitude adoptée à mon égard par les ruraux de ce Var rouge, parfaitement informé de ma situation, me réconforte un peu."Source à consulter : Jean Fraissinet, Au combat à travers deux guerres et quelques révolutions (La Table ronde, 1968).Très intéressant ensemble de documents exposant la complexité des positions politiques à la Libération.

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