SKU : 9500333
GROS (Jules) . Un volcan dans les glaces .
450,00€Prix
Paris, Société française d'imprimerie et de librairie, ancienne maison Lecène, Oudin et Cie, [1914], gr. in-8 (31 x 22,5 cm), percaline verte. Premier plat polychrome signé A. MONTADER, représentant le pont d'un navire, un officier sur la dunette et deux mousses au premier plan, de dos, gesticulant. Second plat orné d'un motif décoratif central ovale noir, dos orné d'un dessin polychrome représentant la silhouette d'un personnage en costume rayé, tr. dorées (Paul Souze, graveur), 318-(2) pp. (H24)¦Avent ures d'une expédition scientifique au Pôle Nord. La première édition de cet ouvrage a paru en 1879 chez Maurice Dreyfous. Il a été réédité en 1890 dans la collection "Auteurs célèbres" de Marpon et Flammarion (n° 168). Lecène et Oudin en donnent une édit ion gr. in-8 en 1895 en 224 p. La particularité de cette réédition de 1914, outre le nombre de pages augmenté (par la présence, notamment d'un texte supplémentaire, la nouvelle "Fédora Paroschine"), le format plus haut d'un cm et une iconographie revue, e st qu'il est présenté dans un cartonnage dont la plaque réutilise une partie de celle d'un autre titre, Plus haut ! Plus grand !! Le Chicago, roman de Louis Mainard et P. Meyan publié par Lecène et Oudin en 1892. Non seulement le plat est réutilisé, mais aussi le dos, ainsi qu'une gravure ! Il est curieux d'examiner comment, techniquement, le plat a été réutilisé. En 1914, le graveur a été obligé de faire disparaître le titre du roman de Mainard, qui faisait partie intégrante de la plaque originale, et d onc de découper celle-ci selon les contours des lettres du mot Chicago. Il a ensuite plus ou moins habilement maquillé ces contours sous forme de volutes de fumée, masquant certaines parties. On note sur la plaque de 1914 que le bout du C de Chicago reste encore visible. Les lettres de l'article "Le" ont été entièrement recouvertes par la fumée en suivant exactement leurs contours, de même que les mots "Plus haut" disparaissent sous une épaisse fumée. Le bas de la plaque est entièrement conservé à l'identiq ue, mis à part le nom modifié de l'éditeur. Ceci constitue un fort instructif exemple de réemploi d'un matériel disponible dans les stocks de l'atelier de gravure, certainement à la demande de l'éditeur. Le réemploi de la silhouette du dos est sans doute due à la même cause, l'économie de la fabrication d'une nouvelle plaque. Le réemploi de la plaque du roman de Louis Mainard ne date pas de 1914. On l'observe sur d'autres titres antérieurs, comme Une héroïne de l'océan de Jenny Lensia (1905). Il date pr obablement du moment où la librairie Lecène et Oudin devient la Société française d'imprimerie et de librairie (ancienne librairie Lecène, Oudin et Cie). En l'état de nos connaissances, il n'est pas possible de préciser si la maison Lecène et Oudin elle-mê me n'aurait pas réutilisé cette plaque pour d'autres titres dès les années 1890, et si cette plaque a réellement été conçue pour le livre de Mainard et Meyan, bien que le découpage de cette plaque selon les lettres du mot Chicago peut effectivement le lais ser penser.